La drogue en piste audio

I-doser est un concept mis au point par l’américain Nick Ashton. Ce concept se base sur des pistes audio lues sur le logiciel i-doser pour générer les effets d’une drogue sur la personne qui écoute. D’ailleurs les pistes audio vendues pour être écoutées avec i-doser portent des noms de drogues, allant du soft au hard (alcool, héroïne, etc., la drogue la plus dure étant « la porte de l’enfer »). Ce n’est pas le seul logiciel utilisant ce genre de concept, on connaît aussi Gnaural et SBaGen. Ces logiciels arrivent à ces effets en utilisant la théorie des battements binauraux : le cerveau réagit autrement quand on envoie des tonalités à fréquences légèrement différentes dans les deux oreilles. Cette théorie a d’abord été utilisée pour des diagnostics médicaux, notamment pour les problèmes d’ouïe ou la maladie de Parkinson.

Droguer légalement et sans risque en écoutant une piste audio

On a aussi essayé cette méthode en musicothérapie, mais les effets n’ont pas encore été scientifiquement prouvés. Quant à cette drogue virtuelle, certains témoignent n’avoir eu que des maux de tête ou des effets n’ayant rien à voir avec les effets de la drogue. La majorité des témoignages proviennent de jeunes adolescents en quête de sensation forte, affirmant qu’ils perdent le contrôle de certaines parties de leur corps (notamment les yeux), presque comme s’ils entraient en transe. Pour obtenir des effets, la « consommation » de ces drogues se fait d’une manière apparemment innocente : s’allonger dans un endroit calme, dans le noir – fermer les yeux et envoyer la dose – se concentrer sur le son en essayant de visualiser les ondes sonores autour de soi. La séance d’une dose peut aller de 35 à 45 minutes. Après une séance, on envoie une piste à 8Hz pour remettre le cerveau en place.

Comme ce concept a commencé à être en vogue seulement en 2006, on ne peut pas encore se fixer sur les effets secondaires, notamment sur le cerveau, engendrés par ce nouveau genre de drogue.