Antidépresseurs
La dépression s’explique médicalement par un déficit en noradrénaline, en sérotonine et en dopamine. Le principal mécanisme d’action des antidépresseurs est donc l’amplification des actions de ces neurotransmetteurs ou l’augmentation de leurs taux respectifs. On peut ainsi distinguer plusieurs types d’antidépresseurs : inhibiteurs de la monoamine oxydase (responsable de la destruction de ces neurotransmetteurs), inhibiteurs de la re-capture de la sérotonine (en sachant que la re-capture de la sérotonine a pour but sa destruction) et barrages du rétrocontrôle inhibiteur. On prescrit classiquement les antidépresseurs pour les traitements des syndromes dépressifs majeurs ou modérés. Mais cela se propage de plus en plus dans les traitements de l’anxiété, des troubles obsessionnels, du stress post-traumatique, et de certaines toxicomanies. Comme tout médicament, les antidépresseurs ont un but thérapeutique précis, mais ils ne sont pas exempts d’effets secondaires. Des études ont montré que les antidépresseurs, quelque soit leur type, accroissaient les tendances à l’automutilation et au suicide. Ce risque est plus marqué chez les enfants et les adolescents. Chez 80% des hommes sous antidépresseurs, on a constaté une baisse de la performance sexuelle.
Médicaments pour la dépression
La qualification des antidépresseurs comme drogue a été initié par des professeurs psychiatriques suite à l’observation des effets engendrés par ceux ci, en sachant que la définition officielle d’une drogue se base sur sa propriété psychoactive, induisant une modification de l’activité mentale, des comportements et des sensations du consommateur. Ces effets conduisent le consommateur à une accoutumance et à une dépendance psychique, et non physique, malgré les symptômes de sevrage observés à l’arrêt brusque. L’arrêt doit se faire étape par étape pour éviter ces symptômes et donc aussi la dépendance. Tout cela mène à dire que le corps médical a raison de prescrire les antidépresseurs sous bonne surveillance, aussi bien au niveau du dosage que celui de l’arrêt.
