Ayahuasca
L’ayahuasca, ou « liane des esprits », est une potion préparée par les chamanes avec des lianes de la haute Amazonie. Traditionnellement, ce sont les chamanes qui la préparent. Mais de nos jours, on connaît la recette, et il suffit de trouver les ingrédients pour réussir à concocter cette mixture. C’est d’ailleurs devenu une tradition, dans certaines religions, de boire l’ayahuasca pour passer à l’étape supérieure du cheminement spirituel. Ce breuvage présente des propriétés « hallucinogènes » (selon les scientifiques) et « empathogènes », si vous en croyez les adeptes, scientifiques ou pas. D’après les témoignages, l’ayahuasca permet d’entrer dans le monde invisible, de révéler nos zones d’ombre, de comprendre notre entourage (aussi bien les humains que les animaux et les plantes) et de découvrir le monde de l’esprit et de l’âme. En résumé, cela permet de voir la réalité, au delà de ce que l’œil humain peut apercevoir. Pour certains, ce ne sont que des délires et des hallucinations.
Composition, le goût et l'effet
L’ayahuasca a un goût un peu amer et contient plusieurs alcaloïdes psychotropes, c’est à dire des substances qui agissent au niveau du psychisme d’une personne pour induire un changement de perception aussi bien auditif que visuel, de comportement et d’humeur. Les principaux alcaloïdes reconnus sont : la DMT ou diméthyltriptamine, le THH ou tétrahydroharmine et l’harmine. Le THH et l’harmine sont de puissants antidépresseurs classés parmi les inhibiteurs sélectifs de la monoamine oxydase (IMAO). Comme leurs noms l’indiquent, ils inhibent l’activité de la monoamine oxydase qui est une enzyme responsable de la dégradation de certains neurotransmetteurs monoamines, comme la sérotonine, la noradrénaline ou la dopamine. Ils permettent donc de garder plus longtemps les effets de ces neurotransmetteurs. La DMT est, quant à elle, un analogue de la sérotonine. Ainsi, en plus de ne pas être dégradé, le taux de sérotonine est rehaussé. Cela peut expliquer les visions décrites par les chamanes et les adeptes.
